DAAD Art & Culture

DAAD : réveillez le lion qui se cache en vous !


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DAAD, quatuor caennais naît de la rencontre entre deux David dans les années 90. Ils décident de former un duo guitare-chant accompagné de machines. En 2005, des chemins différents les séparent mais l’amitié est plus forte que tout. En 2012, ils décident alors de monter sur scène, accompagnés de Lionel (batteur) et Gwenaël (bassiste).
Normandie Musique Production : DAAD, un acronyme ? Des têtes de lion ? Beaucoup de mystères autour de ce groupe…
DAAD : C’est David Fauvel et David Mauboussin qui sont à l’origine du groupe. Nous avons gardé les deux premières lettres de David et nous les avons également inversées : comme un face à face dans le miroir. Il est vrai que le lion est notre emblème. Cet animal reflète notre façon de jouer. Il est à la fois calme et doux et à tout instant devient agressif et brutal. Mais nous ne sommes pas des lions montrant les crocs, ce serait trop caricatural et unidirectionnel pour représenter notre musique.
NMP : Vos compositions sont-elles alors à l’image du roi de la savane qui règne comme un monarque ?
DAAD : C’est plutôt le contraire. Beaucoup de nos compositions traitent de la manipulation de masse, de la société de consommation, de la conséquence des abus en tout genre : endoctrinement, pessimisme, asservissement… Nos textes sont sombres et posent des constats. Nous n’avons aucune leçon à donner mais juste notre regard à porter sur les faiblesses humaines : des écorchures et des plaies laissées à vif. Nos titres coups de cœur sont « Du vent » car c’est le premier titre que nous avons composé et « Exquise » car c’est le dernier titre que nous avons composé, et entre deux tous les autres titres car nous jouons nos compositions sans hiérarchie de préférence.
NMP : Comment les composez-vous ?
DAAD : Il n’y a pas règle hormis celle d’être inspiré. Souvent les idées émergent de D. Fauvel ou de D. Mauboussin et les arrangements se font en groupe. À force de répéter, on peaufine nos morceaux jusqu’à ce qu’ils résonnent en nous de façon instinctive. Mais on a du mal à se dire que ça ne nécessite plus de modifications : la musique n’est pas une chose figée, elle doit rester vivante.
NMP : Et pour la suite, où comptez-vous emmener vos compositions ?
DAAD : Dans notre premier album ! Actuellement, nous en achevons l’enregistrement pour une sortie imminente dans le trimestre.

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