Artisanat

Dans les traces de Pompon…


Si Beuvron-en-Auge compte parmi les plus beaux villages de France, l’oeuvre aussi étonnante que remarquable du sculpteur Pascal contribue sans nul doute à l’éclat de cet écrin. Naturaliste de formation et ornithologue averti, cet autodidacte a dédié depuis dix-huit ans sa vie à une passion dévorante et à ce qu’il considère comme sa vocation : la sculpture animalière et, à travers elle, le prolongement de l’oeuvre de son modèle, François Pompon (1855-1933), grand maître de cette discipline. Tout d’abord spécialiste du ronde- bosse et en particulier des bustes, ce dernier finit par se consacrer exclusivement aux animaux dont il aimait à rendre le mouvement ou la puissance majestueuse à travers des oeuvres monumentales aux formes épurées (on connaît en particulier son « ours blanc »).

En 2007, Pascal eut d’ailleurs les honneurs du Musée Pompon (à Saulieu, en Bourgogne) qui exposa ses pièces dont deux, « L’ours » et « La panthère », furent primées.
Dans sa galerie, où les grands fauves côtoient les bêtes à plumes qui nous sont plus familières, son « coq de bruyère » – une représentation très rare – partage ainsi cette arche inattendue avec le gorille Brutus, la dernière oeuvre de l’artiste qui entend rendre hommage à la richesse du  monde animal comme à la puissance de son énergie vitale, primitive.
Si le bestiaire de la sculpture animalière répond à certains codes artistiques, comme aux « standards » des collectionneurs dont l’imaginaire associe tel animal à telle référence (le bison à la solitude et à l’immensité des grandes plaines de l’Ouest américain, par exemple), il constitue aussi une inépuisable source de créativité.

Ne connaissant ni esquisse ni ébauche, chaque œuvre mûrit dans l’esprit de l’artiste pendant des semaines, des mois, voire des années, avant qu’il lui donne vie. Une fois la matrice réalisée, les pièces peuvent être commandées en résine imitant le métal bronzé, ou en bronze pur. Dans le premier cas, compter de 500 à 600€ pour une belle pièce et, dans le second, environ dix fois plus en raison du travail de fonderie et du coût de la matière première, mais aussi parce que les bronzes sont soit uniques, soit des originaux tirés à 4 ou 8 exemplaires ou encore des séries limitées de pièces numérotées.

tigrePour organiser une exposition majeure, Pascal sait qu’il lui faut environ encore cinq ans de travail acharné pour réunir un nombre d’œuvres suffisant.
Mais c’est surtout de soutien dont l’artiste a besoin pour poursuivre sa vocation ; que vous soyez mécènes, collectionneurs, clients potentiels en quête d’une pièce exceptionnelle (pour donner un certain lustre à l’accueil de votre entreprise ou institution, par exemple, ou couronner un
prix) ou simples curieux admiratifs des « beaux arts », venez découvrir et partager cette passion animale…

 

brutus