Santé

Votre enfant est-il joueur ou hyperactif ? Le corps contrôle les émotions


Paul a 5 ans, Agathe 8 ans. Ces 2 enfants font la joie de leurs parents.

Chacun, à sa manière exprime sa vitalité. Les rires fusent, les courses effrénées se succèdent, les jeux sont chaque jour réinventés.

Voilà venu le temps d’halloween. C’est une fantastique occasion pour se déguiser, faire peur et vivre une expérience magique.

Pourtant, Marie et Joël, les parents de Paul et Agathe, se questionnent au sujet de leur fils :

• est-il normal de constater, jour après jour, que Paul ne s’arrête jamais de bouger ?

• est-il habituel d’avoir un enfant qui provoque ses parents jusqu’à les mettre en colère ?

• est-il usuel d’avoir un enfant qui réveille ses parents au moins trois fois par nuit, ce qui à pour effet de provoquer des disputes, chacun des parents cherchant à imposer à l’autre sa solution miracle pour remédier au problème crée par les troubles du sommeil de son enfant ?

DE QUOI S’AGIT-IL ?

Comprendre les attitudes de Paul  nécessite de rappeler simplement qu’un enfant, surtout dans ses premières années, vit selon ses sensations et ses désirs d’après son sentiment de confort ou d’inconfort.

De quel inconfort s’agit-il ?

Cet état correspond à une hyperactivité de certaines zones du cerveau qui crée un parasitage très désagréable pour l’enfant. Tout se passe comme si l’enfant était en permanence dérangé par quelque -chose.

Dans ce cas celui-ci n’a pas d’autre choix que de surenchérir pour rééquilibrer l’activité de son cerveau. Il procède de la façon suivante, en cas de saturation cérébrale l’enfant génère pendant sa journée des mouvements qui vont engager les aires motrices du cerveau.

Il bouge de façon incessante. Malheureusement cela ne suffit pas nécessairement à le délivrer de son inconfort.

Alors, il lui arrive de provoquer ses parents en désobéissant.

Dans cette situation, la mise en activité intense de son cerveau émotionnel et la perception d’un risque de réprimande sont des éléments de nature à le libérer de sa pression cérébrale.

En synthèse si votre enfant bouge beaucoup sans s’arrêter, vous tient tête sans vous obéir, a du mal à se concentrer, a du mal à s’endormir et se réveille la nuit…  cela signifie que quelque chose lui est inconfortable.

Paradoxalement vous serez surpris de constater qu’il passe de la désobéissance aux câlins avec une même intensité et sans réserve. C’est ainsi car les situations affectives le soulagent.

 

De quelle nature est la tranquillité dont semble bénéficier Agathe qui joue, bouge, écoute les consignes, se concentre, s’endort et ne se réveille pas la nuit ?

Cet état d’équilibre correspond à sa disponibilité cérébrale qui produit l’activation et la désactivation de toutes les zones du cerveau avec facilité.

Ainsi Agathe passe aisément de l’état d’actrice à celui de réceptrice.

 

Pour bien comprendre cela il faut savoir qu’une des clefs de l’activité cérébrale est la circulation sanguine qui approvisionne les neurones (cellules du cerveau) en oxygène et permet leur activité.

Revenons à Paul, si un stimulus anormal et permanent active son cerveau il s’ensuit une neutralisation de celui-ci qui a du mal à se consacrer aux tâches telles que l’attention, l’obéissance, le sommeil …

Un autre facteur est actif chez cet enfant et influence son équilibre, c’est son état de croissance. C’est un processus naturel mais il soumet l’enfant à des vagues de tensions mécaniques et circulatoires intenses.

Elles s’effectuent à l’endroit des organes et des articulations qui grandissent. Le cerveau et la boite crânienne sont bien évidemment concernés par la croissance et subissent des pressions et des tensions parfois douloureuses et toujours inconfortables. 

 

Qu’est ce qui différencie Paul et Agathe ou un enfant a tendance hyperactive d’un autre ?

Plusieurs hypothèses, bien connues des ostéopathes pratiquant l’ostéopathie de l’enfant et de certains pédiatres, sont plausibles :

• le crâne de l’enfant agité a pu être contraint in utéro (dans le ventre de la maman) ou pendant l’accouchement. Il en résulte des pressions anormales qui peuvent créer une plagiocéphalie (déformation bénigne du crâne)

• le crâne de l’enfant a subi des chocs au cours de chutes ou a pris des coups, le plus souvent en sport. 

Dans les 2 cas les informations qui partent de la boite crânienne (système protecteur du crâne) pour aller vers le cerveau (organe protégé par le crâne), en combinaison avec une poussée de croissance, sont de nature à créer un parasitage inconfortable, qui modifie l’activité de son cerveau.

 

Est-ce définitif me direz-vous ?

Non, mais l’enfant sera durablement gêné, si rien de pertinent n’est fait pour le soulager.

Frightening girls

QUE FAUT-IL FAIRE ?

Dans un premier temps, il faut veiller à l’élimination d’une pathologie grave en consultant le médecin généraliste ou le pédiatre.

Ensuite il convient de choisir un ostéopathe capable d’analyser les raisons mécaniques du trouble comportemental et d’établir, s’il existe, le lien avec un état physique inadéquat.

Une fois ces causes identifiées le praticien doit mettre en place une démarche thérapeutique visant à libérer et rééquilibrer le crâne.

Cela ne se fait jamais en une fois. La pratique magique de la séance unique cache parfois un manque d’efficacité.

Le nombre de séances requises dépend de l’état initial du crâne de l’enfant au moment de la première consultation et de la planification des étapes à franchir pour un retour à la normale.

Le plus souvent, 2 à 3 consultations sont nécessaires.

L’approche combinée Ostéopathie-Psychothérapie peut s’avérer judicieuse dans le suivi de l’enfant et pour la sérénité des parents à qui il faut expliquer que le comportement de leur enfant n’est pas librement mis en place par lui.

Le problème ne peut être réglé par des mesures éducatives.

Il ne sert à rien d’exagérer les réprimandes tandis que l’enfant ne fait que tenter de fuir un état qui l’envahit.

Après  la deuxième séance d’Ostéopathie crânienne l’enfant commence, habituellement, à se comporter différemment. Il remue moins, obéit plus, s’endort mieux…

La vie à la maison redevient enfin plus sereine.

 

Halloween est une fête pour les enfants. Leur imaginaire s’épanouit à cette occasion en les projetant  dans un univers fantastique. Le vécu de cette fête Celtes est une bonne opportunité pour observer la manière dont chaque enfant va se comporter à cette occasion avec intensité mais sans excès, avec gourmandise et sans frustration marquée.

Repérer les comportements extrêmes de certains enfants continuellement agités ou au contraire en retrait, insolents ou en situation de subir ce qu’ils vivent, permet de s’interroger sur le caractère normal ou excessif de leur comportement.

Faire le point avec le médecin traitant, l’ostéopathe, la psychothérapeute peut s’avérer indispensable afin de régler simplement des déséquilibres physiques perturbateurs.

Ne vous résignez pas face à un enfant difficile, des solutions efficaces peuvent être mises en place pour soulager votre enfant et … vous rassurer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *