Histoire

HALLOWEEN


LE 31 OCTOBRE,

C’EST HALLOWEEN !!!

Ce jour-là, tous les enfants se déguisent  mais aussi les adultes, quelquefois.

Le thème est l’épouvante : costumes de fantômes, de  lutins, de chauve-souris, de Dracula, de Frankenstein, de sorcières et bien d’autres… Du moment que cela fait peur !

Le soir, les enfants vont de porte en porte, et par la formule « un mauvais tour ou un bonbon ! », obtiennent bonbons et chocolats.

C’est aussi la tradition d’acheter une citrouille et de la sculpter en forme de tête effrayante.

La Fête d’Halloween est remise à la mode après de nombreux siècles d’oubli. C’est une fête très populaire aux Etats-Unis, mais elle est originaire d’Europe. Avant de nous revenir de son voyage américain avec une bonne teinte commerciale, Halloween n’avait pas cessé d’être fêtée en France dans des régions comme  l’Alsace ou la Lorraine.

 

autumn-20416_1280POURQUOI

HALLOWEEN ?

Comme la plupart de nos célébrations, Halloween est une fête dont les origines sont lointaines.

Remontant avant le début de notre ère à la fête celtique de Samain, elle s’est enrichie au cours des siècles de croyances provenant de la Rome antique, d’Europe du Nord et d’Irlande.

Au XIXe siècle, sous l’influence des Irlandais, la fête a été importée aux Etats-Unis où celle-ci est devenue très populaire.

Aujourd’hui, chargée de traditions, elle revient en Europe.

Le point commun à toutes ces croyances est à la fois une célébration de la fin de la période des récoltes ainsi que l’annonce de l’hiver.

Le bétail est rentré et les greniers sont pleins mais les pays de l’hémisphère nord connaissent une obscurité grandissante et les arbres se dépouillent.

Les Celtes croyaient que les mauvais esprits profitaient des nuits, plus longues à la morte saison, pour venir tourmenter les vivants.

Avec ce changement, les craintes ancestrales de la nuit se réveillent.

On dit que le monde de la nuit n’appartient plus aux vivants mais à des êtres surnaturels tels que fantômes, diables, sorcières… D’où les déguisements des enfants et des jeunes gens le soir d’Halloween.

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERALA NUIT DE SAMAIN… NOUVEL AN…

31 OCTOBRE

Les Gaulois étaient le plus riche et le plus nombreux des peuples Celtes. Sa prééminence était telle que les Grecs et les Romains appelaient les Celtes : Gaulois

L’année gauloise se terminait à la fin de l’été, ce jour correspond aujourd’hui au 31 octobre.

Ce jour-là, la légende veut que les fantômes des morts se mêlent aux vivants. Une des croyances associées à cette fête, est de laisser de la nourriture aux portes des villages et de l’offrir aux fantômes afin d’apaiser leurs esprits.

Les troupeaux étaient ramenés des prairies aux étables, et le soleil était remercié de la moisson qui représentait une aide pour la bataille à venir contre les ténèbres et le froid.

Ce dernier jour de l’année, on supposait que les esprits pouvaient faire une brève visite à leurs parents, alors que le dieu de la mort tentait de rassembler les âmes de ceux qui étaient morts durant l’année afin de leur révéler leur sort …

La fête de Samain était la plus importante des fêtes Gauloises. Le porc communément servi à table était remplacé par deux taureaux blancs liés par les cornes, sacrifiés après la cueillette du gui. Le festin rassemblait tout le village. On y buvait de la bière, du vin, de l’hydromel… La fête durait une semaine à quinze jours et pour être certains d’effrayer les esprits, les Gaulois étaient grimés et portaient des costumes effrayants.

Incorporer Samain au calendrier catholique prit plusieurs siècles. Au Vllle siècle le pape Grégoire III déplaça la fête des Saints en novembre. Vers 840, le pape Grégoire IV installa Toussaint, décrétant que ce jour et la veille seraient observés. Odilon de Cluny choisit en 1048 le 2 novembre comme le Jour des Morts.

Le mot anglais viendrait de cette époque. All Hallows’day pour la Toussaint, All Hallow E’en pour la nuit sainte qui précède et devint Halloween bien plus tard.

Au fil des ans, cette tradition se transforma en une fête pour les enfants. Ceux-ci déguisés en fantômes vont de porte en porte demander des bonbons…

En France, il existait en Bretagne dans le Finistère, au moins jusqu’à la moitié du 20ème siècle, une coutume chez les enfants, vers l’approche de la Toussaint, de creuser des betteraves, d’y pratiquer des trous en forme d’yeux, de nez et de bouche, d’y introduire un bout de bougie et de refermer le tout ; outre ce lampion à tête humaine, posé la nuit sur un talus ou dissimulé dans les broussailles d’un terrain creux  pour effrayer les gens, le même témoignage évoque des enfants avec cette fois la tête-betterave portée sur leur tête et montés sur des échasses, en une terrifiante procession supposée représenter l’Ankou et les êtres de l’autre monde.

En Lorraine, la Rommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes en patois lorrain) est une tradition célébrée en Moselle la veille de la Toussaint, essentiellement dans le Pays de Nied et dans le land de Sarre voisin. La veille de la Toussaint, les enfants sculptent des têtes grimaçantes aussi dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d’une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants. Cette fête a continué à être célébrée bien avant le retour en Europe de la mode d’Halloween à la fin des années 1990.

 

black-2909_1280LA LÉGENDE DE

JACK O’LANTERN

Un soir dans une taverne, Jack, un maréchal-ferrant irlandais, ivrogne et avare, bouscula le diable.

Ce dernier, comme à son habitude tente de convaincre Jack de lui laisser son âme en échange de faveurs diaboliques…

Sur le point de succomber, Jack demande alors au Diable de lui offrir un dernier verre avant qu’il n’accepte le pacte. Le Diable se transforme alors en pièce de six pences afin de payer le tavernier.

Prestement, Jack empoigne la pièce et la glisse dans sa bourse. Or, celle-ci contient une croix d’argent, le Diable ne pouvant plus se retransformer, est prisonnier sous la forme de cette petite pièce !

Jack obtient alors du Malin qu’il ne vienne pas réclamer son âme avant que ne se soient écoulées dix années et le Diable accepte…

Dix ans plus tard, Jack rencontre le Diable sur une route de campagne : ce dernier réclame son dût.

Jack réfléchissant à toute allure dit alors : « Je vais venir, mais d’abord pourrais-tu cueillir une pomme de cet arbre pour moi ? ». Le Diable grimpe sur les épaules de Jack et s’accroche aux branches du pommier. Jack sort alors son couteau et sculpte une croix sur le tronc de l’arbre et coince de nouveau le Diable.

Le rusé maréchal-ferrant obtient alors du Diable la promesse qu’il ne prenne jamais son âme… Sans autre solution, le Diable accepte et Jack efface la croix du tronc.

Quelques années plus tard, Jack meurt. Il se voit refuser l’entrée du paradis à cause de sa vie d’ivrognerie.

En désespoir de cause, il se rend chez le Diable. Aux portes de l’enfer, celui-ci lui rappelle qu’il ne peut pas prendre son âme… « Mais où vais-je aller ? » demande Jack. « Retourne d’où tu viens » lui répond le Diable !

Il faisait nuit, froid et un grand vent soufflait. Jack demanda alors au Diable s’il n’avait pas de quoi l’éclairer sur la route. Dans un geste de bonté, le Diable lui donna une braise. Jack la mis dans un navet qu’il mangeait pour la protéger du vent glacé. Depuis lors Jack, est condamné à errer comme une âme en peine au milieu des ténèbres…

Un commentaire sur HALLOWEEN

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *