Histoire

Normandie Niemen


Au cours de la Seconde guerre mondiale, les armes de Normandie furent adoptées par le fameux GC3 (Groupe de chasse 3) « Normandie-Niemen » (escadrille puis régiment), créé en septembre 1942, qui s’illustra en URSS puis en Allemagne à partir du printemps 1943 (96 pilotes dont 42 morts au combat ou portés disparus, 21 Compagnons de la Libération et 4 Héros de l’Union soviétique, le palmarès de victoires le plus important de toute l’aviation française).

Soulignons que la formation initiale comptait 14 pilotes pour 58 mécaniciens ! Alors que les pilotes soviétiques étaient surclassés par ceux de la Luftwaffe, la France Libre fit appel à tous les pilotes volontaires qui furent dans un premier temps regroupés au Liban avant de gagner le nord de Moscou via l’Iran et l’Irak …

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Après deux ans de combats acharnés, les survivants de cette épopée furent autorisés à rentrer en France, en 1945, avec leurs Yak 1 qui se posèrent au Bourget (93).

Installé pendant plusieurs années aux Andelys, le Musée Normandie Niemen a dû fermer ses portes en décembre 2010 faute de soutien suffisant. Toutefois, il sera possible, à partir du printemps 2014, de retrouver un espace dédié au souvenir de cette glorieuse unité au sein du Musée de l’Air et de l’Espace, au Bourget, où existe un monument commémoratif.

Ce projet muséographique est le fruit des efforts de l’association du Mémorial Normandie-Niemen, créée en 1992, et des dons de la banque russe ZENIT (450 000 euros) qui a voulu ainsi honorer ces « Chevaliers du Ciel » qui sont toujours considérés comme des héros par la population russe.

Après le monument inauguré à Moscou le 10 octobre 2007 par les présidents Sarkozy et Poutine, la ville d’Ivanovo, où arrivèrent les premiers volontaires français, érigera aussi un prochain monument en leur honneur.

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Mis en sommeil en 2009, l’escadron 2/30 (officiellement dénommé « Régiment de chasse Normandie-Niemen »), dépositaire des traditions de Normandie-Niemen et aujourd’hui basé à Mont-de-Marsan, a été réactivé en 2012 et équipé du chasseur-bombardier Rafale qui arbore à son tour les « p’tits cats normands ».

En juin 2013, le ministre de la Défense a annoncé qu’un régiment de chasse russe serait bientôt jumelé avec l’escadrille Normandie-Niemen, ce qui vient d’être confirmé le 12 juillet dernier par son homologue russe.
Alors, après le jumelage de la Région Bretagne, en 2012, avec l’escadron Bretagne (ravitailleurs en vol C 35 de l’Armée de l’Air), verrons-nous d’ici 2015, à l’occasion de la commémoration de la fin du second conflit mondial, le jumelage de Normandie-Niemen avec nos régions ou au moins l’une d’elles ?

S’il existe une abondante littérature sur le sujet, signalons pour les plus jeunes (mais aussi les moins jeunes…) deux BD très réussies (Les Enragés de Normandie-Niemen et Escadrille Normandie-Niemen). A savourer sans modération!

 

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Article rédigé par Hughes de Bazouges
Expert en Histoire Militaire

Tél : 02 31 32 25 05
Mail : hughes.de-bazouges@orange.fr