Santé

PRENEZ SOIN DE VOUS, POUR UN AUTOMNE RÉUSSI


Dans les arbres, au cœur desquels les fruits se tiennent encore, la couleur des feuilles, peu à peu, se modifie. Par de petits signes, alors que c’est encore le temps de l’été, l’automne apparaît.

Est ce qu’il y a, dans les signaux envoyés par la nature, une leçon à retenir, un processus à repérer, une incitation à comprendre ce qui se joue pour nous quand le temps passe ? L’observation comparée du caractère inexorable qui conduit les cycles de la végétation et du caractère individuel que prend le comportement des hommes permet de repérer un pouvoir fantastique que les êtres humains ont à leur disposition : le pouvoir de choisir.

Si la nature s’adapte au changement de saison en subissant, l’homme quant à lui peut utiliser son pouvoir pour s’adapter et ne pas se soumettre. Cette compétence s ‘inscrit en nous de 2 façons, la capacité à anticiper et la propriété de transformation. Anticiper pour repérer et comprendre ce qui s’installe en nous à bas bruit, réagir pour conduire la transformation qui nous attend afin de ne pas la subir, voilà ce que les humains peuvent faire pour diriger leur vie. Hermétique me direz vous ? Voyons cela de plus près.

Quand l’automne arrive la nature s’étiole et perd de sa vigueur. Elle n’a pas le choix. Dans nos contrées c’est ce processus qui permet de s’adapter au temps moins chaud accompagné par des précipitations plus fréquentes. Que se passe t-il pour les êtres humains ? Chacun, dans sa vie, à son âge, réagira à sa façon. Cependant, l’automne correspond d’avantage à une période de reprise d’activité que de réduction ou de cessation de celle-ci. Il est donc nécessaire de relever un défi : faire face à ses obligations dans une période où, de façon équivalente à ce qui arrive à la végétation, les conditions de vie sont plus exigeantes : froid, pluie ou neige, gel, ensoleillement en baisse, jours plus courts.

Comment faire ?

Il faut tout d’abord rester acteur de sa propre vie en anticipant une baisse d’énergie. Dés la fin de l’été, pour rester en forme, il faut reprendre l’activité physique. N’attendez pas, il est prouvé par des études sérieuses que « bouger » permet de réduire considérablement le risque de maladie et de douleur. Selon une enquête de l’INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale), « la pratique d’une activité physique modérée (au moins 3 heures par semaine), ou d’une activité intense (au moins 3 fois 20 minutes par semaine) diminue ainsi de 30% le risque de mortalité prématurée. La pratique régulière d’un sport améliore le bien-être émotionnel, le bien-être physique, la qualité de vie et la perception de soi… Il est également montré que la qualité de vie des malades chroniques est améliorée… »

Mais, me direz vous, tout cela est intéressant mais quand je fais du sport, il peut m’arriver d’avoir mal.Et bien justement la pratique du sport vous alertera précocement sur la présence d’un dysfonctionnement d’une articulation ou d’un muscle et sur la nécessité de faire quelque chose pour que cela cesse.

Cet état douloureux est un signal d’alerte dont il faudra tenir compte pour mettre en place une véritable recherche de solution. Vous ne la trouverez pas dans le repos, trop souvent préconisé à tort en dehors de toute blessure. Non, le repos ne changera le plus souvent rien à l’affaire. En cessant votre pratique physique temporairement, vous risquez d’être déçu quand vous la reprendrez en constatant la réapparition des douleurs. Il faut donc savoir de quoi est faite votre douleur et agir pour trouver une solution durable à votre problème. La consultation de votre médecin traitant permettra un diagnostic médical qui exclura les pathologies graves et permettra d’évaluer votre douleur par des analyses ou examens complémentaires. Ce bilan diagnostic sera avantageusement complété par une évaluation de votre état fonctionnel, c’est à dire de la façon dont votre corps fonctionne. Cette évaluation est faite en Ostéopathie quand on examine avec précision chacun des rouages corporels. Quoiqu’il en soit le retour sécurisé à la pratique physique est l’objectif. Bien entendu cette reprise d’activité doit s’accompagner de la disparition des douleurs et des gênes ressenties. Par conséquent, agir tôt c’est obtenir un résultat plus rapide et souvent plus complet. Agir tôt c’est avoir un rôle protecteur puisque cela réduit le risque d’une atteinte plus grave en prenant le problème à traiter au stade de début. Agir tôt c’est entrer dans une action préventive. Nous y sommes. Voilà donc une chose qui nous différentie de la nature végétale, nous pouvons décider, ou pas, de nous occuper de nous, de nous préparer à ce qui nous attend.

Nous venons de développer ce que j’appelle l’anticipation. C’est donc maintenant le moment de parler de transformation. Sachez le, votre corps n’est pas figé. Si la nature végétale change et s’adapte jusqu’à conduire les arbres à perdre leurs feuilles, il semble, à première vue, que notre corps ne soit pas le siège de modifications aussi radicales et que le changement soit plus d’ordre vestimentaire que physique.

Pourtant, malgré les apparences, le corps se transforme sous l’effet de la température extérieure qui baisse, pour devenir plus rigide alors que les muqueuses respiratoires se congestionnent… Toutes ces modifications prédisposent aux douleurs et aux troubles infectieux. Il faut donc contrer ces changements négatifs par des changements positifs protecteurs. Une fois encore je dois rappeler le rôle bénéfique de l’activité physique qui favorise l’adaptation du corps et de l’esprit aux stress météorologiques ce qui permet les transformations corporelles utiles au maintien en bonne santé. Cette activité physique prendra la forme qui vous plaira à condition d’être faite d’une certaine durée et ou d’une certaine intensité.

Course à pied, natation, sports de raquettes, football, basketball, tennis, handball…, les possibilités ne manquent pas pour être en forme. Pour votre bien, ces activités dynamiseront votre circulation sanguine et oxygéneront votre corps, maintiendront votre tonus musculaire, favoriseront la qualité de votre sommeil, préserveront la souplesse de vos articulations…

La végétation subit le changement de saison qui vient et s’adapte en réduisant son activité. L’être humain peut décider de faire de même si sa vie le permet. Par contre, s’il fait le choix d’une vie dynamique bien que l’automne soit là, il peut s’y préparer dés la fin de l’été en dynamisant ses fonctions corporelles. Il ne faut alors pas oublier de régler, en consultant précocement les praticiens adéquats, tous les petits bobos qui s’aggraveront avec l’arrivée du mauvais temps : douleurs articulaires ou du dos, tendinites, contractures musculaires …

Résoudre les problèmes en anticipant, activer les propriétés de transformations positives de votre corps pour aller bien malgré le mauvais temps, voilà ma proposition pour vivre votre automne librement en ayant fait au préalable le plein de tonus.

 

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